Intégration sociale : la lumineuse face cachée du communautaire

L’intégration sociale est souvent au cœur de la mission des organismes communautaires.

À La Mosaïque, on accueille en emploi ou en stage des personnes qui se sont éloignées du marché du travail pour différentes raisons : réorientation de carrière, immigration, décrochage scolaire, problèmes de santé physique ou mentale, retour aux études, déficience intellectuelle, etc.

C’est grâce à des programmes du gouvernement provincial et à de belles collaborations – notamment avec le Centre d’orientation et de formation pour femmes en recherche d’emploi (COFFRE) ou le Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants (CRDITED) – que La Mosaïque arrive à offrir une place à ces gens en difficulté d’intégrer le marché du travail.

L’an dernier, 26 personnes ont été prises en charge par l’équipe, certaines sont toujours en poste, d’autres ont eu recours au tremplin d’un stage pour se propulser ailleurs.

Au-delà de l’expérience de travail, l’impact de cette intégration est souvent marquant et tangible. Ces personnes ont l’opportunité de se reprendre en main et de s’outiller pour y arriver. Faite sans discrimination et avec respect, l’intégration en milieu de travail change des vies. Lentement mais profondément, l’espoir, la confiance en soi, l’ouverture aux autres et l’autonomie gagnent du terrain et s’installent pour durer. Le bonheur aussi, parfois.

La face cachée dans tout ça? Pour l’organisme communautaire, l’intégration sociale intensifie la charge de travail de toute l’équipe. Former, superviser, écouter et s’adapter à une nouvelle recrue prend beaucoup de temps. Par ailleurs, ce contact développe la patience, l’objectivité, l’empathie, la compréhension de l’autre, c’est la beauté de travailler du côté humain.

La voilà donc la lumineuse face cachée de tout ceci : au bout du compte, tout le monde y gagne. Le bonheur aussi, souvent.

Jacinthe Lachance
La Mosaïque

Chronique Opinions | Courrier du Sud du 25 septembre 2018

Faire son grand ménage pour donner au suivant

La saison des déménagements est amorcée et avec elle vient le temps du grand ménage. Que faire pour vous délester de vos meubles en trop, jouets délaissés, ou vaisselle en bon état? Pensez aux organismes communautaires de votre quartier! Plusieurs opèrent des friperies pour soutenir leurs services et acceptent une panoplie d’objets.

Une aide concrète
Vos dons peuvent être utilisés de plusieurs façons : vendus à moindre coût dans sa friperie, ils soutiennent le financement des services de l’organisme; distribués gratuitement, ils bénéficient directement à sa clientèle en comblant ses besoins de base. À La Mosaïque, on estime à 36 000 $ la valeur monétaire des dons qui sont offerts en dépannages d’urgence chaque année (vêtements, meubles, articles de maison), ce qui a directement aidé 274 personnes dans le besoin l’an dernier.

Sachez à qui vous donnez
Voilà pourquoi il est important de choisir un organisme à but non lucratif en lequel vous avez confiance et dont la cause vous interpelle. Pour connaître les organismes communautaires près de chez vous, consultez le répertoire des organismes reconnus par votre ville, visitez le site 2-1-1 ou recherchez les cloches de dons extérieures portant le logo Sachez à qui vous donnez, un gage de confiance identifiant les friperies communautaires de la Ville de Longueuil.

Des dons en bon état!
Un principe de base s’applique à tous les types de dons : ils doivent être en bonne condition! À partir de là, la première règle à suivre est de s’informer auprès de l’organisme des types de dons acceptés et des moyens de dépôt ou de cueillette. Pour éviter les pertes de temps et de matériel, il est préférable de déposer vos dons pendant les heures d’ouverture de l’organisme.

Une fois sur place, pourquoi ne pas prendre quelques minutes pour entrer et sentir le pouls de l’endroit? Souvent méconnus, les organismes communautaires sont des joyaux d’inventivité, ils font beaucoup avec peu, abordent et gèrent les choses autrement. Peut-être en sortirez-vous inspiré et touché par la portée de votre geste : vous aurez trouvé votre façon de donner au suivant.

Jacinthe Lachance
Chronique Opinions | Courrier du Sud du 26 juin 2018

Démystifier l’intervention psychosociale

Elle se réfère souvent à cette idée d’être une des pièces du puzzle qui fait une différence dans la vie de quelqu’un pour l’aider à s’en sortir. Suzanne est intervenante psychosociale à La Mosaïque depuis 12 ans et son rôle est primordial pour les personnes démunies faisant appel à l’organisme.

Primordial, pourquoi?
Parce que l’intervenant psychosocial offre le soutien nécessaire pour répondre aux besoins essentiels d’une personne en détresse. Parce qu’il reçoit sans jugement les souffrances de l’autre, ses angoisses, son découragement, sa culpabilité. Parce qu’il l’amène à trouver ses propres solutions, voilà sur quoi repose son rôle. Par sa neutralité, sa compréhension et son empathie, l’intervenant redonne confiance.

Un service professionnel
Bon nombre d’organismes communautaires font de l’intervention psychosociale auprès de leur clientèle, mais tous n’offrent pas les services d’un professionnel. L’intervenant psychosocial est outillé pour reconnaître les problématiques des bénéficiaires et réagir en conséquence, il connaît le milieu communautaire et par sa présence continue, il assure un suivi adéquat.

À La Mosaïque, les personnes aidées en dépannages alimentaires, vestimentaires ou en mobilier sont rencontrées, écoutées, informées sur les ressources à leur disposition, leur budget est évalué. Toujours dans le respect de leur dignité, l’approche est globale et le suivi psychosocial se fait souvent à long terme. Et c’est là que l’intervenante exerce toutes ses compétences : non seulement son rôle est reconnu dans le milieu mais il est crucial dans la qualité des services d’aide offerts. Oui, une pièce du puzzle qui fait la différence!

Jacinthe Lachance
La Mosaïque
Chronique Style de vie | Courrier du Sud du 10 mai 2017

Photo
Suzanne Morin, intervenante psychosociale à La Mosaïque

Les jeunes et l’action bénévole : un investissement social

Elle a 16 ans, se tient debout derrière la caisse, tout sourire en répondant à un client. On est samedi et la friperie-boutique est bondée. Coralie doit réaliser une dizaine d’heures d’action bénévole, un prérequis pour réussir sa quatrième année de secondaire. Pour ce faire, elle a choisi La Mosaïque.

Jeunes impliqués, jeunes premiers!
Dans notre réalité de centre d’action bénévole, la relève est rarement synonyme de jeunesse. S’impliquer bénévolement demande du temps, une denrée rare chez les 16-25 ans! S’initier tôt à l’action bénévole est une façon intéressante d’élargir ses intérêts, de se sentir utile et d’acquérir de l’expérience – un atout de taille qui fait souvent défaut dans un premier CV. C’est aussi faire un choix engagé et afficher sa volonté de faire partie de sa collectivité et d’aider à l’améliorer. Coralie a certes une longueur d’avance sur ses camarades…

Semer des valeurs
Donner leur place aux jeunes, c’est à coup sûr investir à long terme : en valorisant les jeunes par l’action bénévole, en leur faisant découvrir un milieu différent, en les impliquant dans une cause, on ajoute une dimension sociale et un sens du partage à leur apprentissage de la vie. Bravo aux écoles qui encouragent l’action bénévole, bonifiant ainsi l’éducation des jeunes par une conscientisation communautaire.

Semaine de l’action bénévole
À l’occasion de la Semaine de l’action bénévole qui se tiendra du 23 au 29 avril, nous félicitons et remercions tous les bénévoles qui portent nos services et qui assurent une pérennité à nos organismes. Par leurs actions et leur grand cœur, ils en sont les ambassadeurs par excellence. En rayonnant ainsi, ils influencent positivement la perception de l’action bénévole dans leur entourage, enfants et petits-enfants compris. Ils sont créateurs de richesse, créateurs de la relève!

Jacinthe Lachance
La Mosaïque
Chronique Style de vie | Courrier du Sud du 5 avril 2017

Conjuguer fiscalité et humanité?

Une salle d’attente chaleureuse, le sourire des personnes à l’accueil et surtout, cette ambiance de ruche bourdonnante : La Mosaïque se transforme totalement quand vient le temps des impôts. L’an dernier, les bénévoles de l’aide-impôt ont produit à eux seuls 5 705 déclarations de revenus, aidant ainsi 2 621 personnes!

Déclarer peut rapporter!
Pour être éligibles au service, ces personnes ont en commun deux choses : une situation fiscale simple et un revenu modeste. En déclarant leurs revenus, elles peuvent ainsi bénéficier des crédits, prestations et programmes auxquels elles ont droit selon leur situation : remboursement de taxes, prestations familiales, prêts et bourses, crédit de solidarité ou pour le maintien à domicile, etc. Il est grandement judicieux de déclarer ses revenus, aussi modiques soient-ils.

Tellement plus qu’une clinique d’impôts
De mars à mai, 32 bénévoles de La Mosaïque sont là pour aider à y voir clair dans ce dédale de chiffres et d’annexes. Or le service, offert à peu de frais, va beaucoup plus loin que la préparation des documents. Les bénévoles sur place deviennent souvent confidents et témoins de la vie des autres : deuil, séparation, naissance, perte d’emploi, rêves d’avenir. Ils accueillent, écoutent, comprennent. L’équipe de l’aide-impôt touche à une réalité qui n’existe pas seulement dans les chiffres, elle aide de vraies personnes qui ressentent, s’expriment et espèrent. Son travail est rigoureux et cartésien, son approche profondément humaine.

Informez-vous auprès du Programme des bénévoles en matière d’impôt, de La Mosaïque ou d’un organisme communautaire local.

Jacinthe Lachance
La Mosaïque
Chronique Style de vie | Courrier du Sud du 1er mars 2017

Photo : Une partie de l’équipe chevronnée des bénévoles de l’aide-impôt de La Mosaïque

Et si c’était Noël tous les jours?

Les guignolées de décembre sont maintenant ancrées dans la tradition des Fêtes. C’est devenu une habitude et l’on s’y prête avec beaucoup de bonne volonté. Mais qu’en est-il des autres mois de l’année?

La Mosaïque n’échappe pas à la tradition, fort heureusement; nous avons reçu en décembre des denrées de différentes provenances : individus, écoles, résidences, élus et entreprises. Nous les en remercions très chaleureusement.

Une réserve indispensable
La Mosaïque ne distribue pas de paniers de Noël; en revanche, nous offrons de l’aide sur une base annuelle : des dépannages alimentaires ponctuels et d’urgence. Avec les denrées reçues pendant les Fêtes, notre réserve alimentaire peut tenir environ six mois.

Comment faire alors pour répondre aux demandes de dépannage alimentaire, nombreuses et toujours croissantes, qui arrivent sans relâche tout au long de l’année?

1 + 1 à l’infini = une infinité!
Voilà une équation logique : chaque don est significatif, chaque boîte de conserve compte, et ce, quel que soit le moment de l’année. Additionnées les unes aux autres, les denrées offertes en continu complètent les stocks de notre réserve pour les six mois suivants.

Et c’est grâce uniquement à ces dons – vos dons – que nous pouvons maintenir ce service de première nécessité. D’où l’importance de donner, et pas juste à Noël!

Comment aider?
En prenant conscience qu’il n’y a jamais de bon moment pour se retrouver en situation de détresse et qu’un simple panier de nourriture peut alors se révéler être une dose concentrée de réconfort.

En déposant un sac de denrées dans un organisme local qui vous inspire.

En faisant en sorte que ce geste devienne aussi habituel que d’aller porter vos bouteilles au dépanneur ou faire le plein d’essence. Tout simplement.

Jacinthe Lachance
La Mosaïque
Chronique Style de vie | Courrier du Sud du 25 janvier 2017

L’ADN d’un organisme et la relève

Bien choisir la relève est toujours une étape importante, un moment crucial et un défi lors du départ à la retraite d’un dirigeant d’entreprise ou d’organisme.

En effet, aucun administrateur ne désire que les efforts investis pour bâtir une réputation et une crédibilité se perdent lors d’un départ. La culture d’entreprise s’articule au fil des ans.  Comment conserver le savoir et le savoir-faire de l’organisme ?

Le partage des connaissances, la communication à l’interne et un véritable esprit d’équipe sont des incontournables pour véhiculer les valeurs importantes de l’organisation. Il faut se réserver une plage-horaire, malgré le brouhaha et les impératifs du quotidien, pour continuer à être sur la même longueur d’onde et assurer une relève compétente.

Partir à la retraite l’esprit en paix
C’est avec confiance que je prends ma retraite de La Mosaïque. Confiance, car je sais que la prochaine directrice générale, Sylvie Dépelteau, partage la passion de l’entraide à l’origine de la fondation de notre bel organisme.

La passion, la réflexion, le respect, la reconnaissance, la rigueur, la force de travail des bâtisseurs sont des qualités et des valeurs toujours présentes. Le talent et la générosité de toutes les personnes qui se sont investies au cours des années m’ont donné l’énergie nécessaire pour diriger cet organisme, bénévole et communautaire jusque dans la fibre de l’âme.

Le secret est dans la passion
La Mosaïque est là pour encore longtemps, aussi longtemps que l’on continuera à répondre aux besoins de nos concitoyens moins fortunés, que l’on continuera à croire en notre mission d’entraide et que l’on sera fiers de la défendre et de la promouvoir.

Longue vie à La Mosaïque !

Danielle Lavigne
Directrice générale de La Mosaïque

Que faites-vous pour les autres?

Pour paraphraser Martin Luther King jr., la question la plus persistante et urgente dans la vie était : « Que faites-vous pour les autres  ? » La fin de l’année fiscale étant une période propice aux dons, plusieurs donateurs se questionnent : à qui donner pour que ça aide vraiment ?

Contribuer et aider localement
Il est intéressant de constater que de plus en plus de personnes et d’entreprises choisissent de faire bénéficier un organisme de leur communauté. Ces personnes et entreprises témoignent d’un sentiment de grande fierté, celle d’agir concrètement pour aider des personnes qui en ont réellement besoin.

Et l’impact de cet appui financier a une portée déterminante sur le mieux-être de notre collectivité. Car la pauvreté, la maladie, la solitude, tout autant que le manque de soutien et d’amour sont là, à la porte d’à côté.  Il suffit de prendre le temps de regarder pour constater cette dure réalité.

Personne n’est à l’abri
Non, personne n’est à l’abri d’une situation difficile. Cela peut arriver du jour au lendemain : une perte d’emploi, des problèmes de couple, une situation de violence conjugale, des problèmes de santé, une perte d’autonomie… On a alors besoin d’aide.

Les organismes communautaires rejoignent par leurs services les personnes qui vivent des moments éprouvants. Ils assurent ainsi un filet social indispensable.

Chaque don compte
Soyez rassuré : il n’y a pas de petits dons, il y a de grands besoins. Même si votre don vous semble minime, c’est un geste de grande valeur.  Il sera apprécié et fera une différence.  Il peut changer une vie.

Danielle Lavigne
Directrice générale de La Mosaïque
Courrier du Sud | 26 octobre 2016